25 mai 2012
Affrontements à Massy
Je voulais revenir sur les violents affrontements qui ont eu lieu cette semaine entre les forces de l’ordre et des dizaines de jeunes massicois du Grand Ensemble.
Ces violences font suite à la mort d’un jeune homme, âgé de 24 ans, dans la nuit de mardi à mercredi. Connu des services de police, il circulait avec un ami à vive allure à bord d’une moto volée à Vauhallan, sans casque ni permis, en état d’ébriété et après avoir consommé du cannabis. Quelles que soient les circonstances de ce drame, je veux ici adresser à sa famille tout mon soutien dans cette terrible épreuve. Son passager, un massicoi âgé de 19 ans, est toujours à l’heure où j’écris dans un état critique. Souhaitons-lui de se rétablir au plus vite.
Mercredi soir, après l’accident de moto, de fausses rumeurs ont mis en cause la police. Une quarantaine de jeunes cagoulés ont tendu des guet-apens aux policiers, des poubelles ont été incendiées sur la voie publique pour attirer une patrouille et tenter de l’isoler. Plus tard, une voiture a été retournée et des affrontements ont eu lieu. Une vingtaine de pare-brise de véhicules stationnés avenue de France ont été brisés. Les affrontements ont recommencé le lendemain : tirs de mortiers et jets de boule de pétanque, etc.
Cette violence intolérable nous interpelle. Quand un quartier s’embrase de la sorte, quand des riverains témoignent en évoquant une « vraie guerre civile », il faut s’alarmer de la ghettoïsation d’une partie de la ville. Que s’est-il passé pour que se développent de telles zones de non-droit ? Comment accepter qu’une ville comme Massy soit dégradée au point que ces événements puissent s’y répéter trop souvent ? Il est indispensable de désenclaver ces quartiers, de renforcer la mixité sociale, de développer des commerces et des services publics de proximité. Mais il l’est tout autant de condamner et de combattre fermement ces comportements, pour qu’une minorité de délinquants n’impose pas sa loi à une majorité de massicois.